L’itinéraire de base est ici mais il fait 80 km aller-retour et 300 mètres de dénivelé, ce qui est un peu trop pour moi. Au lieu de partir de Wittelsheim, je suis donc parti de Cernay pour aller jusqu’au lac de Kruth-Wildenstein, ce qui nous fait plutôt du 60 km aller-retour.
Je me suis garé au centre sportif de Cernay pour débuter ma route. La rivière (la Thur) est ensuite juste à côté et l’on peut facilement rejoindre la piste cyclable. Celle-ci suit le cours d’eau, bordé d’arbres, et l’on croise un parc à cigognes ou des parcs à humain. Je trouvais donc Cernay très sympa. Malheureusement, au retour je me suis baladé un peu au centre et il n’y a pas grand chose à voir. Les terrasses sont rares et microscopiques. En plein cagnard de l’après-midi, les habitués y sont scotchés.
A Vieux-Thann, il y a un patrimoine industriel qui a été recyclé en appartements et une jolie église. La piste cyclable est plus ou moins réservée sur un côté de la route mais ça va, il n’y a pas beaucoup de circulation.

En sortant du village, on tombe sur le grand cru du Rangen, un vignoble réputé très bon. Les vignes sont sur un coteau très très raide. C’est assez impressionnant. La piste circule au pied de cette colline.

Thann est une petite ville à moitié typique et à moitié résidentielle. Et il y a aussi un pôle chimique avec de grandes cheminées et des panneaux un peu inquiétants sur les aires de pique-nique…

Je croise pas mal de cyclistes, des vrais, pas comme moi. Ils ont tous des super vêtements bariolés, des vélos de compétition et ils filent comme des fusées. Je comprends pas trop l’intérêt de faire de la vitesse dans des lieux qui incitent au papillonnage bucolique. C’est ce que je fais : je roule lentement, j’observe les paysages, la nature. Je fais demi-tour pour aller voir un truc. Je m’arrête. Alors oui, ma vitesse moyenne n’est pas performante.
L’itinéraire est très joli car on est souvent au bord de l’eau, en sous-bois, avec des passages entre village et forêt. C’est ce que je n’avais pas trouvé avec la véloroute de la Doller où l’on voit rarement la rivière.
Après Thann et surtout après Moosch, il y a pas mal de dénivelés avec une suite de montées et de descentes. C’est jamais très long mais il faut le savoir.
A Saint-Amarin, on a un joli point de vue sur la vallée et sur la N66 qui passe au milieu et charrie pas mal de véhicules. On traverse des quartiers résidentiels qui ne présentent que peu d’intérêt sauf les quelques décos bizarres des habitants.

Ensuite, on revient dans la nature et on longe la voie ferrée où un petit tchou-tchou passe de temps en temps. On trouve aussi un terrain d’atterrissage pour les parapentes. Bizarrement, il est situé juste à côté de la voie de chemin de fer. Est-ce que ce n’est pas chercher un peu les ennuis ??
La VV33 (nom de code de cette véloroute) est très bien fléchée. Je me suis perdu une fois à Oderen du côté de la gare mais on peut récupérer la piste facilement. Après ce village, on arrive vraiment dans le fond de la vallée et la piste traverse de grandes prairies entourées par les montagnes.
Je n’avais percuté que le lac de Kruth-Wildenstein n’est pas situé à Kruth mais quelques kilomètres plus loin (entre 4 et 6 km). Sur les deux derniers kilomètres un peu pénibles, il n’y a plus de piste cyclable mais il n’y avait pas beaucoup de voiture.
Le lac est très grand et il y a pas mal de jolis points de vue. Il y a un coin « base de loisirs » avec tyrolienne, plage, pédalos, snack, etc. Évidemment, il y a pas mal de monde dans ce coin-là qui vient pique-niquer parfois avec l’artillerie lourde (barbecue, tente, fauteuils).
Malgré le grand périmètre du lac, les coins à l’ombre sont assez rares et donc pris d’assaut pendant les heures de déjeuner. Pas moyen de trouver un spot isolé et à l’ombre à moins de partager avec des voisins assez proches.

Au retour, j’ai bifurqué et j’ai pris la VV331. C’est une variante parallèle à l’itinéraire « aller ». C’est moins joli, ça passe souvent dans les villages mais au moins ça change de l’aller. On passe cette fois-ci par Husseren Wesserling mais ensuite on rejoint les villages déjà traversés de l’autre côté : Saint-Amarin, Thann, etc. Ici en tout cas, les autochtones savent apporter une touche originale à la décoration.


