Willy rovelly alsacien, inventeur fou, IT guy, cinéfilou

Aventures au Schallern

25 février 2026. La neige a presque disparu dans les Vosges, la faute à plusieurs jours de redoux. C’est la première randonnée de l’année, un moment envisagé avec les raquettes, avant de voir sur les webcams quelques rares plaques de neige. Il faut trouver une auberge ouverte. La plupart ferme durant l’hiver. Le Schallern est ouvert, une adresse où la qualité et l’accueil sont au rendez-vous. Ce sera donc là le lieu de l’aventure, une rando de quelques kilomètres tout autour du petit Hohneck. Le schallern n’est pas une ferme auberge mais un hôtel restaurant. Si on veut y arriver vite, il se situe à quinze minutes de marche du parking du Gaschney et non, on ne peut pas y accéder en voiture.

Habituellement, je me gare au parking de la ferme du Schiessroth. C’est un peu plus haut que le Gaschney et ça évite de faire à pied la désagréable montée sur le bitume. Mais il reste encore trop de neige glacée et la voiture redescend toute seule sans pouvoir la contrôler. Je rebrousse chemin, quatre cent mètres en marche arrière. Et donc direction le Schiessroth à pieds. A cet endroit, il reste encore pas mal de neige. De quoi faire quelques batailles. Ensuite, je prends direction le Schaefferthal. C’est un itinéraire que je connais bien. Un sentier caillouteux qui monte progressivement. Habituellement il y a des chamois mais l’heure est trop tardive.

J’avais sous-estimé le soleil. Il est là et il tape fort alors que dans la plaine, on est plongé dans le brouillard. Il fait même chaud, j’enlève tout de suite des couches. Arrivé au Schaefferthal, le vent forcit un peu, c’est agréable. Puis direction le Schallern mais un panneau indique que c’est interdit en hiver. Je brave l’interdit pendant deux cents mètres avant de me rendre compte que le chemin est effectivement impraticable. Les zones les plus ombragées sont encore bien encombrées.

Un panneau pour les skieurs indique un « retour à la station ». Ca pointe la direction du petit Hohneck, petit mais costaud. Ca monte sec en ligne droite. En haut, la vue est belle : Forêt Noire, Alpes et un ciel bleu azur. Le petit point du radar du Grand Ballon et au milieu, une mer de nuages. Il y a des installations de téléphérique à l’abandon. La station est fermée depuis quelques années, faute de neige. Je cherche un chemin pour redescendre. Visorando ne m’aide pas. Je fais le tour du sommet mais aucun panneau, aucun sentier. Il reste la ligne droite, plus adaptée aux skis. J’alterne entre les étendues de neige et les étendues d’herbe. Parfois la neige est profonde et on peut s’enfoncer jusqu’aux genoux. En bas, je rejoins enfin un chemin perpendiculaire. Deux personnes avec un chien décident de faire le chemin inverse. Je leur souhaite bon courage dans ma tête. La descente était désagréable et douloureuse pour les genoux.

En regardant plusieurs fois Visorando, je pense être sur le bon itinéraire mais pas encore arrivé. Le sentier devient invisible, recouvert de neige. Puis il passe dans une pente raide où la neige est profonde. Il s’agit de ne pas tomber. En regardant en contrebas, j’imagine qu’une chute pourrait faire glisser assez loin avec des arbustes à heurter au passage. Et en fait, on ne voit pas ce qu’il y a après la pente. Le mieux est de ne pas tomber.

J’appelle encore Visorando à l’aide et je me rends compte que le bâtiment que je visais sur la carte n’est pas le restaurant mais une installation de ski. Heureusement, le restaurant se trouve sur le chemin que je suis mais c’est un hasard finalement. Des gens sont déjà sur les bancs en train de prendre l’apéro. Au soleil, c’est très agréable et l’on peut donc manger en terrasse ou choisir l’intérieur cosy tout en bois.

Le temps est superbe, printanier. La vue est superbe. Le resto propose pas mal de choix en tartes flambées, du bibelaskaas dont une version végé au munster, et des suggestions. Il y a de quoi contenter toutes les bouches. Et en dessert, il y a bien sûr les classiques tartes du moment (pomme, cannelle et poire).

Retour au parking par quinze minutes de marche sur un chemin caillouteux et où une rivière semble couler, simplement la neige qui fond depuis les hauteurs.

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